Jeudi 20 Juin, 2024 á Dakar
Vendredi 01 Juin, 2018 +33
Top Banner
Politique

[Interview] « Si Sonko suit les conseils de son gourou idéologique Mélenchon, le Sénégal deviendra le Venezuela » Yoro Dia

Single Post
[Interview] « Si Sonko suit les conseils de son gourou idéologique Mélenchon, le Sénégal deviendra le Venezuela » Yoro Dia
Grand entretien avec le Dr Yoro Dia, politologue, ancien ministre, porte-parole de la Présidence de la République du Sénégal.

Loup Viallet, directeur de l’Aurore Du 14 au 19 mai, Jean-Luc Mélenchon est l’invité du Premier ministre du Sénégal et président du PASTEF Ousmane Sonko, qu’il a activement soutenu lorsque ce dernier était l’opposant de Macky Sall. Accompagné d’une délégation de parlementaires de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon a annoncé que ce voyage avait pour but « l’étude des causes ayant provoqué l’insurrection populaire et des méthodes ayant permis la victoire électorale contre le régime libéral de Macky Sall devenu autoritaire ». Pensez-vous, avec Jean-Luc Mélenchon, que l’élection présidentielle sénégalaise de mars 2024 représente un modèle d’ « insurrection populaire » dont devraient s’inspirer des leaders politiques étrangers ?


Contrairement à ce que dit Mélenchon, l’insurrection a été vaincue grâce au professionnalisme de nos forces de défense et de sécurité. Dans les pays de la sous-région, l’Etat serait tombé au bout de quelques semaines. Sonko avait été arrêté et mis en prison pour répondre de ses actes. Les Grecs, qui ont inventé la démocratie ont aussi inventé l’amnistie. L’amnistie qui a permis à Sonko de sortir de prison résulte de la magnanimité du Président Sall, qui a voulu réconcilier le pays avant de partir. Après l’amnistie, le PASTEF a retrouvé le droit chemin en renonçant aux cocktails Molotov et en revenant à un comportement d’opposition légale, dans notre tradition.


Il faut que Mélenchon comprenne qu’en France, dans son propre pays, personne ne s’exprime avec des cocktails Molotov pour faire avancer le débat public. Chez nous aussi on ne l’accepte pas, et Sonko l’a compris aujourd’hui. Il faut se rappeler que l’Université Cheikh Anta Diop où Sonko a reçu Mélenchon a elle-même été incendiée par les partisans de Sonko. Jusqu’à présent, le PASTEF, ses universitaires, ses intellectuels organiques n’ont toujours pas condamné cet incendie. A l’époque, citant Heine, je rappelais « Là où on brûle des livres, on finira par brûler des Hommes ». Et PASTEF brûlait des femmes quand ses militants jetaient des cocktails Molotov dans un bus. Malgré l’amnistie, on n’oublie pas la mort de ces jeunes filles.


Pour la culture générale de Mélenchon, il faut qu’il comprenne qu’ici on vote depuis plus de deux siècles. Chez nous l’insurrection populaire se fait dans les urnes, pas avec des cocktails Molotov. On compte sur Sonko pour le lui expliquer parce que Mélenchon incarne un certain paternalisme de gauche qui frise le racisme. Au moins, avec ce qui s’est passé au Sénégal où l’alternance politique est devenue une banalité, notre pays ne deviendra jamais comme le Venezuela, la référence absolue de Mélenchon. Pour Mélenchon, apparemment c’est « vérité en deca des Pyrénées, erreur au-delà », car Madame Adji Sarr, qui accuse Sonko de viols à répétition, est victime d’une double peine (précarité économique et psychologique). Mélenchon a choisi le camp des puissants contre celui de l’orpheline.


Quel rôle a eu l’appui politique de Jean-Luc Mélenchon dans l’ascension d’Ousmane Sonko et du PASTEF au Sénégal ?


Presque nul. Dans notre démocratie, l’opinion de Sandaga (un grand marché de Dakar) est plus importante que celle de Saint-Germain-des-Prés. Nous avons un peuple décomplexé mais la plupart de nos élites, à commencer par les tenants du discours souverainistes, sont encore extravertis et complexés. C’est pourquoi, aussi bien dans les majorités que dans les oppositions, on accorde trop d’importance à la France. Il faut en juger par la visite de Mélenchon, reçu comme un chef d’Etat par notre Premier ministre qui est convaincu de se légitimer ainsi à Paris. Ce que ne ferait jamais un Premier indien avec un opposant britannique. Ce sont les millions d’électeurs sénégalais qui ont voté pour Diomaye Faye et dont les 3/4 ne connaissent pas Mélenchon et n’ont jamais lu aucun de ses livres ni aucun de ses tweets.


Jean-Luc Mélenchon et Ousmane Sonko sont tous deux porteurs d’un discours qui attribue aux pays développés l’essentiel des causes des malheurs des pays sous-développés ou en voie de développement. L’idéologie tiers-mondiste est-elle une bonne feuille de route pour la jeunesse sénégalaise ? Pour l’avenir des relations Afrique-Europe ?


Le Tiers monde est devenu un village africain. Dans les années 50 et 60, nous étions dans le Tiers monde avec des pays asiatiques et latino-américains. La plupart de ces pays comme l’Inde et la Chine ont rejoint le Premier monde pour parler comme Lee Kwan Yu de Singapour. Les Africains sont demeurés dans le Tiers monde parce qu’ils se sont contentés de rester figés devant le mur des lamentations alors que la Chine ou l’Inde, tout en continuant à dénoncer l’iniquité du système mondial, ont cherché une meilleure place. C’est pourquoi nous ne voulons pas de l’idéologie tiers-mondiste, et encore moins de cette arme de distraction massive qu’est devenu le souverainisme. La vraie souveraineté, c’est la force de l’économie, comme le montrent les exemples de la Chine et de l’Inde.


C’est pourquoi je préfère que le Sénégal devienne un Dubaï plutôt que le Venezuela, la référence de Mélenchon et de son supplétif Sonko. Macky Sall et Diomaye Faye qui sont nés après les indépendances ne peuvent pas avoir le même rapport à la France que Senghor ou Wade. C’est pourquoi l’importance que Sonko donne à la visite de Mélenchon est complètement anachronique.


Lorsqu’il était dans l’opposition, le PASTEF se présentait comme un « parti antisystème » et prétendait vouloir « rompre » avec une supposée « dépendance-soumission » à l’ « extérieur ». Cependant depuis son élection à la tête de la République du Sénégal le 24 mars dernier, le président Bassirou Faye a changé de ton. Il a conclu son discours d’investiture par une promesse d’ « ouverture aux amis et partenaires du Sénégal » et son allocution prononcée à l’occasion du 64e anniversaire de l’indépendance du Sénégal a été focalisée sur « la gouvernance vertueuse ». Comment interprétez-vous ce revirement ? Les promesses de campagne du PASTEF n’étaient-elles que des trompe-l’œil démagogiques destinées à leur assurer la victoire ?


Depuis l’élection, le duo Diomaye-Sonko a mis beaucoup d’eau dans son bissap pour ne pas parler de vin. Je m’étonne de la surprise de mes concitoyens qui ont constaté ces reniements dès les premiers jours. Ces reniements et ce populisme sont consubstantiels à la gouvernance de PASTEF. La manipulation a été un instrument de conquête du pouvoir. Elle sera donc aussi un levier de gouvernance. Sonko lui-même a reconnu que le projet dont il parlait depuis 10 ans n’existe pas encore. Son programme de gouvernement sera finalisé en décembre, donc rédigé en grande partie par l’administration. Espérons que d’ici décembre PASTEF sortira de l’indigence intellectuelle en trouvant au moins un nom à son projet. Mais à coup sûr notre grande administration, qui est déjà mise à contribution, transformera ce mirage en un plan qui ne peut être que la continuité du PSE (Plan Sénégal Emergent, programme porté sous la présidence de Macky Sall). Le plus grand problème auquel PASTEF sera confronté est la clarté brutale de la réalité qui est le plus grand ennemi de la manipulation.


Par ailleurs, qu’est-ce qui incarne plus le « système » que des inspecteurs des impôts ? Ils en sont l’ossature. Avec Senghor, nous avons eu la République des enseignants, sous Diouf celle des administrateurs civils, sous Wade celle des avocats et avec Macky Sall, ce fut celle des ingénieurs, d’où cette frénésie des infrastructures. Avec Diomaye ce sera celle des inspecteurs des impôts qui ne sont pas formés pour créer la richesse, consubstantielle à l’émergence, mais plutôt pour la capter.


En lieu en place de l’encouragement à la création de richesses, qui est le levier de l’émergence, nous aurons 5 ans d’inquisition (comme en témoigne l’arrêt arbitraire des travaux sur la corniche) et un populisme tropical qui va encourager et alimenter l’industrie populaire du ressentiment contre les riches et les milliardaires. En tout cas, on n’a encore jamais vu de pays se développer sans grandes fortunes. Le dernier exemple en date est la Chine, décollant avec Deng Xiaoping qui a encouragé les Chinois à s’enrichir.


Ce que Diomaye et Sonko appellent de façon démagogique le Système est l’Etat dont ils sont eux même les produits. Cet Etat qui est l’avantage absolu du Sénégal comparé aux pays de la sous-région, cet Etat qui comme le roseau peut plier mais ne rompt pas. Cet Etat qui a vaincu l’insurrection de PASTEF, jeté les meneurs en prison avant que ces frères égarés ne retrouvent le chemin droit de l’opposition légale. Cette opposition légale lancée par Wade à l’ère des guérillas et des luttes armées et qui a été un des poumons de l’exception sénégalaise avec la volonté de Senghor de maintenir le multipartisme à l’époque des partis uniques.


Quant à la rupture avec l’extérieur on se rend compte aussi que ce n’était qu’une arnaque pour ne pas dire une douce plaisanterie avec le nouveau gouvernement parti à Canossa devant le FMI. Les éruptions et les irruptions populistes sont des symptômes de la fragilité des vielles démocraties. L’Allemagne, le pays de Kant, de Goethe, de Nietzche, le pays de la pensée est tombé entre les mains du caporal Hitler et de son gang de nazis. L’Italie, un des phares de l’Antiquité et berceau de la Renaissance, est tombée entre les mains des obscurs fascistes.


La chance du Sénégal, contrairement à l’Allemagne et à l’Italie des années 30 est d’être un Etat fort ainsi qu’une République debout, qui va dompter PASTEF et le rendre soluble dans les institutions, à l’exemple de notre Premier ministre qui comprend chaque jour un peu plus qu’il a quitté la poussière du Colisée pour le marbre du Sénat. Quant au Président Faye, ses premières sorties à l’étranger montrent qu’il est entré dans le moule, et ce, même si son Premier ministre cherche à amuser la galerie en voulant créer une diplomatie parallèle avec sa visite annoncée dans les pays de l’Association des Etats du Sahel et en Guinée. Ces pays où des putschistes cherchent à légitimer leurs coups d’Etat par des discours opportunistes sur le panafricanisme et le souverainisme, dont les accents sont aussi désuets qu’anachroniques. Nous sommes tous des panafricanistes mais nous préférons un panafricanisme démocratique dont le Sénégal est le phare plutôt que le panafricanisme douteux des coups d’Etat des pays de l’arrière garde.


Dans son fameux livre blanc sur les émeutes au Sénégal, le PASTEF avait écrit noir sur blanc que le premier coup d’Etat en Afrique avait eu lieu au Sénégal en 1962 avec l’objectif de torpiller les fondements de l’exception sénégalaise. En voulant se rendre dans les pays de l’Alliance des Etats putschiste, Sonko poursuit son combat de la négation du Sénégal et de la banalisation de l’exception sénégalaise. Au moins sur ce point il est constant.


Quant au reste… Comme dit Sénèque « long est le chemin des principes, court celui de l’exemple ». Le Premier ministre Sonko, nouveau chef de l’administration, rappelle désormais aux fonctionnaires les principes d’obligation de réserve et de discrétion alors lui-même été révoqué de l’administration pour manquement à ces principes. Comment pourra-t-il leur servir d’exemple, alors qu’il a traité nos soldats de mercenaires, menacé nos généraux, insulté nos magistrats ?


Ces dernières années, l’avocat médiatique franco-espagnol Juan Branco s’est particulièrement ingéré dans la vie politique sénégalaise. Conseil d’Ousmane Sonko, il a contribué à exacerber les tensions entre partisans du PASTEF et les forces de l’ordre sur les réseaux sociaux, déposé une demande d’enquête à la CPI contre le président Macky Sall pour « crimes contre l’humanité » et est entré clandestinement sur le territoire sénégalais en juillet dernier avant d’être refoulé. Quel impact son action a-t-elle eu dans l’ascension du PASTEF, sur l’image du Sénégal à l’étranger et dans la polarisation de la vie politique sénégalaise ?


Enfin un journaliste qui s’intéresse à la suite que la CPI a réservée à la plainte de Branco. J’ai essayé plusieurs fois de relancer la presse de mon pays sur cette fanfaronnade de Branco, en vain. Malgré le bavardage de PASTEF sur le souverainisme, le complexe d’infériorité a encore de beaux jours devant lui, quand on voit comment Branco avait réduit les avocats de Sonko en supplétifs judiciaires et comment Sonko accepte d’être un supplétif idéologique de Mélenchon en annonçant sa visite comme celle d’un chef d’Etat. Si Sonko suit les conseils de son gourou idéologique, le Sénégal pétrolier sera un futur Venezuela, la référence de Monsieur Mélenchon.


Il serait bon que Branco nous dise la suite que la CPI a réservée à sa plaisanterie. Comme tous les « sorciers blancs », Branco était venu se recycler au Sénégal comme le fait aujourd’hui Mélenchon. La réponse de la CPI à la plainte de Branco montre qu’il n’a eu aucun impact sur l’image du Sénégal. Macky Sall et ses prédécesseurs ont gravé son image dans le marbre alors que Branco a gravé ses fanfaronnades dans des tweets. Le marbre demeure, les tweets passent et Branco plaide sur Twitter.


Lors de la crise de 1962, Me Badinter était venu plaider au Sénégal pour défendre Mamadou Dia, mais dans le respect de nos institutions et dans la courtoisie. Badinter faisait du droit, quand Branco fait du buzz. L’action de Branco n’a eu aucun impact,  elle a seulement souligné la persistance d’un complexe d’infériorité vis-à-vis des Blancs au sein de l’élite de PASTEF qui, à un certain moment, avait placé tous ses espoirs dans les tweets de Branco.


Ousmane Sonko avait bâti la première marche de sa popularité en publiant en 2017 l’ouvrage Pétrole et gaz au Sénégal. Chronique d’une spoliation, dans lequel il affirmait que les contrats d’exploitation des hydrocarbures offshore du Sénégal n’avaient pas été attribués selon les règles des marchés publics. Nommé Premier ministre, le même Ousmane Sonko n’a toujours pas révélé les vices de procédure scandaleux qu’il dénonçait lors de son ascension politique. Pour quelle raison, selon vous ?


Sur le pétrole et le gaz, le Sénégal a eu beaucoup de chance. Au moment où le pays découvre le pétrole, il a à sa tête Macky Sall, ingénieur géologue passé par l’Institut Français du Pétrole, puis dirigeant de la société nationale Petrosen et Ministre de l’énergie. C’est pourquoi le secteur du Pétrole a été très bien géré aussi bien au niveau technique que légal. Le Sénégal va avoir son premier baril cette année grâce à Macky Sall qui a évité au Sénégal le syndrome de la malédiction des ressources.


Qui au Sénégal prend au sérieux les accusations et les spéculations de Sonko sur le pétrole alors qu’il a été déjà condamné pour diffamation ? Le Sénégal veut atteindre l’émergence en 2035 et un des prérequis de celle-ci est la sécurité juridique et judiciaire. Heureusement que les investisseurs et les milieux économiques font la différence entre les propos de Ousmane Sonko opposant et ceux de Monsieur Sonko Premier ministre dont le gouvernement est récemment parti à Canossa devant le FMI.


S’inspirant du modèle de la construction européenne, à savoir que les démocraties ne se font pas la guerre entre elles et que deux pays liés par le business se font rarement la guerre, Macky Sall a saisi l’opportunité de la découverte des ressources gazières et minières pour raffermir nos relations avec la Mauritanie. Relations que le candidat Sonko menaçait à la Présidentielle de 2019. Aujourd’hui, il est heureux que le Président Faye ait choisi la Mauritanie pour sa première sortie à l’étranger. Un signe d’avant-garde, contrairement à Sonko qui se trouve dans l’arrière-garde en se rendant dans l’alliance des Etats putschistes, faisant ainsi comme à l’accoutumée l’apologie de la violence politique.


Concernant les accusations de Sonko sur le pétrole, on attend encore ses preuves. On attend aussi d’autres preuves : celles qui entourent la mort de deux gendarmes que l’Etat aurait « fait disparaître » selon les partisans du PASTEF.  Et celles qui entourent la mort de Mancabou qui s’est suicidé à la police, suicide que les militants PASTEF avaient à l’époque qualifié de meurtre. Maintenant qu’ils sont au pouvoir, on attend les preuves de toutes ces accusations qui visaient à présenter notre démocratie comme une dictature pire que celle de Pinochet ou de Idi Amin Dada, avec la complicité d’une certaine société civile rentière de la tension, qui vit du dénigrement du Sénégal à l’étranger pour capter des financements.


Les pays membres du franc CFA peuvent en sortir librement depuis la décolonisation. Cela a été le cas de Madagascar en 1963, de la Mauritanie en 1973, de la Guinée-Conakry en 1960 ou encore du Mali en 1962 avant finalement d’y revenir 22 ans plus tard car sa monnaie était trop instable et inconvertible. Le président Faye avait donc la possibilité de dénoncer les accords de coopération monétaire avec la France dès son investiture. Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ? Et pourquoi semble t il éviter la question ou entretenir le flou à ce sujet aujourd’hui ?


Sur le franc CFA, n’étant pas un expert, je vais me contenter d’arguments pragmatiques. Des pays frontaliers du Sénégal ont leurs propres monnaies mais je ne vois jamais ces monnaies circuler à Dakar alors que dans ces pays le CFA est très demandé. D’autre part, des pays ont fait l’expérience de créer leurs propres monnaies avant de revenir au CFA. Je pense que le CFA est une bonne monnaie mais si c’est le nom qui pose problème à cause de son passé colonial, on a qu’à le changer. Je pense aussi que le discours anti CFA est aussi devenu une sorte de rente pour des activistes. Ce débat est trop sérieux pour être laissé entre leurs mains.


En 2023, 39 910 migrants ouest-africains ont rejoint l’Europe par la mer en accostant sur les îles Canaries avec des embarcations de fortune. Entre le 1er janvier et le 15 février, le ministère de l’Intérieur du gouvernement espagnol a comptabilisé 11.704 entrées irrégulières sur son territoire empruntant les mêmes routes. La majorité de ces migrants sont des ressortissants sénégalais. Parmi ces derniers, on dénombre de nombreux partisans du PASTEF, qui cherchaient à obtenir l’asile politique en Espagne lorsque le président Macky Sall était en exercice. Comment s’organisaient les relations bilatérales avec l’Espagne sur le plan migratoire lorsque vous étiez aux responsabilités ? Combien de migrants sénégalais arrivés illégalement en Espagne ont-ils été rapatriés ? Quelles actions votre gouvernement a-t-il mis en œuvre pour prévenir ces départs ?


Je suis originaire de Thiaroye sur mer, un des villages qui a payé le plus lourd tribut à l’émigration clandestine. Pourtant, dans ma jeunesse, ce village avait connu le plein emploi grâce à la pêche, le métier noble par excellence chez nous les lebous, et grâce à l’industrie textile avec la Sotiba. Aujourd’hui la pêche est en crise et l’industrie textile est morte à cause de la fraude.


La question migratoire est complexe. Il faut rappeler pour l’histoire que l’Europe a aussi été le continent dont les migrants ont peuplé les Amériques et les terres australes comme l’Australie et la Nouvelle Zélande. L’Europe avec le vieillissement de sa population a besoin de migration pour faire marcher son économie, mais il faut que les flux soient organisés. Aujourd’hui aucun pays n’est outillé pour freiner la migration, ni les Etats-Unis qui reconnaissent qu’il y a des millions de clandestins chez eux, et encore mois l’Union européenne ou la Guinée Equatoriale. Il y a une égalité de l’impuissance des Etats face aux flux migratoires. Contrairement à ce que faisait croire PASTEF de façon démagogique, la migration continue malgré l’alternance politique.


Aller en Espagne pour demander l’asile politique relève de l’escroquerie car le Sénégal est une terre d’asile politique en Afrique. Le Sénégal est un pays de liberté et la migration est fondamentalement un problème économique. Donc la réponse est forcément économique. Nous sommes tous d’accord qu’essayer d’empêcher les jeunes de partir en renforçant la surveillance des côtes n’est pas la solution mais il faut le faire pour sauver des vies. La solution est dans l’économie et la croissance. C’est pourquoi l’urgence pour le gouvernement du Sénégal n’est pas de lancer l’inquisition contre les riches mais d’encourager tous ceux qui en ont les moyens à investir et à créer de l’emploi mais aussi de pousser les investisseurs étrangers à venir massivement comme c’est le cas à Dubaï qui est passé de la pêche aux perles au statut de centre financier mondial. Et les investisseurs ne se bousculent pas pour venir dans un pays où le Président de la République peut faire arrêter tous les travaux sur la corniche parce que « tel est son bon plaisir » comme disait François Ier.


Selon vous le président Faye est-il en mesure d’offrir des perspectives pour ces jeunes sénégalais qui rêvent leur avenir en Europe ?


Je souhaite qu’il réussisse et qu’il relève ce défi mais les actes qu’ils posent me laissent sceptique. Le seul risque politique que court le Sénégal est une perte de temps dans la marche vers l’émergence parce que le pays est stable et les institutions solides, donc l’urgence est dans l’économie, pas dans la réforme institutionnelle permanente qui transforme le Sénégal en démocratie de Sisyphe. Mais apparemment l’emploi des jeunes est loin d’être l’urgence pour le gouvernement. Quand on veut faire de l’emploi des jeunes une urgence, on doit créer un environnement propice à l’investissement, à la création d’emplois par le secteur privé. Quand on a cet objectif on ne crée pas les conditions d’une insécurité juridique et judiciaire comme se lever un beau jour et faire arrêter sans base légale tous les travaux sur la corniche, on encourage pas une inquisition contre les riches pour alimenter de façon populiste l’industrie du ressentiment, de l’envie et de la délation.


L’audit est un mode normal pour ne pas dire banal de gestion et ne doit pas être lié aux alternances politiques. Oui aux audits, oui à la publication des rapports mais non l’instrumentalisation politicienne qui consiste à encourager de pseudo lanceurs d’alerte à jeter en pâture sans preuves des citoyens qui sont victimes de l’industrie de ressentiment et de la rancœur. Dans un pays émergent on encourage l’initiative, la création de richesses, on célèbre la réussite, on ne dresse pas des buchers comme Savonarole. On développe un pays avec des riches, avec des milliardaires. La Chine est passée du Tiers monde au statut de puissance mondiale quand elle a commencé à avoir des milliardaires en dollars.

Que seraient les Etats Unis sans les Rockefeller, Carnegie et J P Morgan. Reagan et Tchatcher ont relancé l’économie de leurs pays en cassant les syndicats qui entravaient la croissance et nous nous avons deux syndicalistes à la tête de l’Etat.


Le Sénégal a tout pour donner un avenir aux jeunes avec la bénédiction du pétrole à condition d’avoir un Etat stratège comme à Singapour, en Malaisie, en Chine ou aux Emirats arabes. L’Etat doit investir l’argent du pétrole et du gaz dans des secteurs rentables pour créer plus de croissance et d’emplois mais pas dans des dépenses sociales. Il ne s’agit pas de développer la culture de l’assistanat dans un pays où tout le monde attend tout de l’Etat. Cette culture de l’assistanat que Frederich Hayek appelle la « route de la servitude » inhibe l’esprit d’initiative surtout chez les jeunes. Aujourd’hui, avec la stabilité politique, un Etat solide, la qualité de nos ressources humaines, avec le pétrole et le gaz, tous les voyants sont verts, mais est ce que le Président Faye saura naviguer ? On le saura bientôt mais en tout cas les vents n’ont jamais été aussi favorables pour le Sénégal.



28 Commentaires

  1. Auteur

    Sam Djiiko Yiii

    En Mai, 2024 (09:19 AM)
    Mélenchon Grand défenseur des LGBT et des Franc macon

    Mélenchon : «J’y suis entré en 1983»

    C'est Le Parisien qui, en 2010, a le premier révélé que Mélenchon était membre du Grand Orient de France. Mais il a fallu attendre 2012, et la publication du livre biographique Mélenchon le plébéien, écrit par Lilian Alemagna (Libération) et Stéphane Alliès (Mediapart), pour que l'ancien socialiste en parle.











    «J'y suis entré en 1983», déclare-t-il en effet aux auteurs du livre, qui lui demandent s'il est membre du Grand Orient de France (GODF).

    Dans le livre, Mélenchon raconte avoir été initié par un ami à lui, membre du PS à l'époque, Jean-Claude Ramos, adhérent d'une loge en Essonne.
    Top Banner
    • Auteur

      Reply_author

      En Mai, 2024 (09:58 AM)
      Si nous sommes comme le Venezuela ce serait la meilleure des choses, et d'ailleurs nous n'avons que ce nous méritons, quand des étudiants devant des colons français osent brûler leur université, ridiculiser leur recteur,  devant des étrangers, quand un parti malgré tous ses mensonges et manipulations sont portés au pouvoir democratiquement, et a la cérémonie d'investiture, tous les présidents qui sont au pouvoir grâce au coup d'état sont applaudis, je dirai le meilleur qui puisse nous arriver ce sera d'être comme le Venezuela 
    {comment_ads}
    • Auteur

      Payar Centre Du Sénégal

      En Mai, 2024 (11:03 AM)
      M. DIA pour votre information et/ou culture générale sachez qu'il y'a eu en france des jets de coctail molotov et ce il y'a moins d'un an (que ne n'approuve pas d'ailleurs ni ici au sénégal ou toute aurre partie du monde).
      le PASTEF n'est pas un parti de terroristes arrêtez je vous prie.
      un jour sur un plateau de télé ou une radio vous vous êtes permis des légrtés assez consternante disant que le à l'époque avnt 'lavenement au pour voir de B2DF que le sénégal était la seule démocratie de l'afrique de l'ouest quid du CABO VERDE ensuite vous rajoutiez que le sénégal étatit le seul pays ou la justice pouvait ramer à contre courant de l'éxécutif vous oubliez l'afrique du SUD avec le président ZUMA alors en exercise qui avait maille à partir avec la justice de son propre pays pathétique et limité et trop sur de lui informez vous à défaut de vous cultiver et cessez ce reflexe communautaire
    {comment_ads}
    • Auteur

      Vfggr

      En Mai, 2024 (11:32 AM)
      J'ai envie de retrouver le yero Dia d'avant. Celui ci n'est plus objectif. Le pouvoir l'a dénaturé 
    Top Banner
  2. Auteur

    En Mai, 2024 (09:20 AM)
    Toi tu dois te taire parce que tu n es pas neutre on sait fe quel bord tu es
    {comment_ads} {comment_ads}
    Auteur

    Citoyen

    En Mai, 2024 (09:24 AM)
    Sonko qui disait on a pas besoin de la France , maintenant il compte être le prochain pingouin,

    May wakh mou aaral avec ses tenues africaines que je trouve authentiques et chic , j'adore le look malgré tout !
    {comment_ads}
    • Auteur

      Reply_author

      En Mai, 2024 (09:34 AM)
      Je connais bien le Vénézuela, pays pétrolier autrefois plus riches que le Sénégal, et complétement ruiné par les amis de Mélenchon. 
      Un désitin vénézuelien me fait peur. C'est une hypothèse possible. 
      On asphixie le secteur privé et donc l'emplo
      On achète les votes des chomeurs insatisfaits par des rentes issus de dévises prétrolières 
      On crée des énnemis extérieurs pour cacher que tout va mal à l'intérieur
      On confisque petit à petit la démocratie 
      J'espère que Diomaye ne tombera pas dans ce piège et sera vigilent. Je lui fais plutot confiance. Plus qu'à Sonko 
       
    {comment_ads}
    Auteur

    Jules

    En Mai, 2024 (09:25 AM)
    C'est bidon on a le droit de rééquilibrer les choses de façon intelligente bande de bourricot sonko est assez intelligent pour faire la part des choses bande de valets
    {comment_ads} {comment_ads}
    Auteur

    Changement

    En Mai, 2024 (09:27 AM)
    Il faut arreter ces discours alarmistes.

    Vous ne pouvez pas juger le nouveau pouvoir au bout d'un mois alors que ce Pays a ete conduit à la ruine pendant des siecles et apres la soi disant independance qui ne l'a ete jusqu'ici que de nom, les dirigeants se faisant diriger et se servant au detriment de leur peuple. Sonko et Diomaye ne suivent personne que leurs propres convictions.

    Leur discours est un discours de verité.

    Il faut prendre son destin en main.

    Quoi de faux en cela?

    Renegicier des contrats leonins.

    Quoi de faux en cela?

    L'Afrique doit s'unir car le destin des Pays Africains est lié. Quoi de faux en cela?

    Tous les Pays Africains menent le meme combat et ont subi le meme destin.

    Si vous connaissez l'economie, la politique et la geo polique, vous ne pouvez pas le nier.

    Les mentalités doivent changer en Afrique.

    Ces nouveaux dirigeants sont l'avenir de l'Afrique et de ses enfants. La difference est dans l'eveil et il y'a une double Afrique aujourd'hui. Ceux qui oeuvrent pour son interet et ceux qui parlent d'experience ou manque d'experience des dirigeants mais le peuple a experimenté et prefere prendre le risque du changement.

    Sinon on prend des bateaux parce qu'on reve d'un monde meilleur qu'on peut construire chez nous.

    Personne ne le fera à notre place.
    Top Banner
    • Auteur

      Reply_author

      En Mai, 2024 (12:27 PM)
      Yoro Dia mou ngui khorom djobou ndeye waa Pastef et leurs souteneurs . Bonne lecture waay
    {comment_ads}
    Auteur

    Lecteur F

    En Mai, 2024 (09:34 AM)
    Yoro, vous aimez les longs textes. Nous voulons vraiment vous lire mais essaies la prochaine fois d'être concis. 

    Tout ça c'est à cause de ton ancien président que je pensais infaillible. Ses erreurs et son imcompétence nous a mené au Pastef et nous menera alors plus tard au vénézuela

    Ousmane n'a rien fait. 

     
    {comment_ads}
    Auteur

    Sénégal En Danger

    En Mai, 2024 (09:34 AM)
    Qu il là ferme ce complexé blanc maquiller noir.
    {comment_ads}
    Auteur

    Amsa

    En Mai, 2024 (10:00 AM)
    Yoro, le peuple connait qui est qui, les Senegalais savent qui sont les traitres de la Nation, perdre le pouvoir n'est pas chose facile et en plus dans une malgouvernance que votre regime a mis le pays...... a genoux.
    {comment_ads}
    Auteur

    En Mai, 2024 (10:01 AM)
    T'inquiètes pas Yoro il ne suivra pas non plus tes conseils. 
    Top Banner
    Auteur

    Malick

    En Mai, 2024 (10:25 AM)
    @Yoro Dia, sous le magistère de Macky Sall le Sénégal était pire que le Venezuela et vous ne l'avez jamais dit ; aujourd'hui les stigmates sont toujours visibles et on les ressent encore. En ce moment où étiez-vous ?
    {comment_ads}
    Auteur

    Senegalais

    En Mai, 2024 (10:30 AM)
    Yoro, tu n'es plus crédible depuis que maky domeram sall t'a transformé, donc tes écrits et tes pensées, tu les gardes pour toi. Sale con que tu es. dem len nguen tok . yaw ismael madior ak gni melni yen les sénégalais vous ont vomis. Ils ne veulent plus voir votre silhouette
    {comment_ads}
    Auteur

    Senegalais Lambda

    En Mai, 2024 (10:43 AM)
    LE VENEZUELA est 100 fois meilleur que le Sénégal de Macky SALL dirigé par son Gourou MACRON. Le Vénézuela n'accepte pas le diktat américain dans sa gestion souveraine.  
    {comment_ads}
    Auteur

    Tourem

    En Mai, 2024 (10:46 AM)
    C'est la jeunesse qui a fait gagner le pastef, malheureusement, elle est d'une naïveté déconcertante et c'est sur cette corde quFaites glisser des éléments du presse-papiers pour les supprimere pastef tire. Pour changer la donne, il faut conscientiser les électeurs, surtout adultes, de l'importance du vote qui doit se faire massivement. Pastef est un cancer dont il faut se débarrasser pour le bien de notre pays. 
    Top Banner
    Auteur

    En Mai, 2024 (11:04 AM)
    S il y a des sénégalais qui ont la tête sur les épaules Yoro en fait partie. Il ne parle pas aux moutons  il parle aux gens lucides. Bravo Yoro '! 
    {comment_ads}
    Auteur

    En Mai, 2024 (11:14 AM)
    De toute façon façon les relations France Afrique sont interrompues au moins Sonko est intelligent de collaborer avec Melanchon qui au moins respecte les africains et si jamais il est au pouvoir les relations économiques gagnant gagnant et le respect va réconcilier la France et l'Afrique !
    {comment_ads}
    Auteur

    Citoyen

    En Mai, 2024 (11:27 AM)
    Merci Yero Dia pour votre pertinence. Vous avez vraiment tout résumé quant à la malhôneteté de ces amateurs, populistes, manipulateurs, menteurs que Macky Sall a volontairement installés au pouvoir par on ne sait quelle sorte de grandeur. Les Sénégalais vont terriblement en souffrir avec le seul avantage que la démagogie de Sonko et de Diomaye sera démasquée. Ça commence déja puisqu'ils reviennent sur toutes leurs promesses. Je vous conseille de publier votre interview dans d'autres journaux pour mieux diffuser votre opinion.
    {comment_ads}
    Auteur

    Diouf

    En Mai, 2024 (11:27 AM)
    Et toi Yoro , où est ton gourou qui a ruiné le pays?  Ta petite masturbation intellectuelle ne nous intéresse pas
    Top Banner
    Auteur

    Lii

    En Mai, 2024 (11:34 AM)
    Ce qu'on sait c'est que c'est vous M. Dia et votre président qui avaient failli mettre le pays dans le chas avec votre suspension des élections 10 heures avant le début de la campagne. Meme le Venezuela ne fait pas ça.  On sait aussi que votre parti et votre équipe d'ethnicistes Pulaar n'êtes pas prêt de revenir au pouvoir d'ici la moitié de ce siècle. Peut-être qu'après, le Fouta comptera plus d'electeurs que le reste du Sénégal... Il est permis de rêver.

    Allez travailler, meme si c'est pas la plus grande des vertus a l'APR, c'est plutôt le "Loubeul", votre crédo. Ce n'est pas Sonko, c'est le peuple qui ne veut plus vous voir, ni vous, ni même votre ombre. Faites de l'air!
    {comment_ads}
    Auteur

    Au Diable

    En Mai, 2024 (11:36 AM)
     M. Yoro Dia, fut-il ministre conseiller de M. Macky Sall et même ardent défenseur de ce dernier, a dans cette interview parfaitement raison, n'en déplaise à ceux qui se considèrent depuis quelques temps comme les seuls et uniques "patriotes"dans ce pays; pseudo-intellectuels ou simples d'esprit qui forment en réalité la majorité  des élécteurs de PASTEF.

     
    {comment_ads}
    Auteur

    En Mai, 2024 (11:59 AM)
    C'est toujours un plaisir de lire un intellectuel bien éclairé et qui aime son pays sans tomber dans aucune phobie 
    {comment_ads}
    Auteur

    En Mai, 2024 (12:00 PM)
    C'est toujours un plaisir de lire un intellectuel bien éclairé et qui aime son pays sans tomber dans aucune phobie 
    Top Banner
    Auteur

    En Mai, 2024 (12:31 PM)
    Yoro Dia mou ngui khorom djobou ndeye waa Pastef et leurs souteneurs . Bonne lecture waay
    {comment_ads}
    Auteur

    En Mai, 2024 (12:31 PM)
    Yoro Dia mou ngui khorom djobou ndeye waa Pastef et leurs souteneurs . Bonne lecture waay
    {comment_ads}
    Auteur

    En Mai, 2024 (12:47 PM)
    De coeur avec Yoro Dia !

    Toujours pertinent dans ses analyses.
    {comment_ads}
    Auteur

    Jambar

    En Mai, 2024 (12:58 PM)
    Ce type est un rancunier. Il ne faut jamais l'oublier. En plus, on nous parle de riches qui pourraient créer de la richesse sans oublier de préciser que ce sont pour la plupart des détourneurs de deniers publics comme leur candidat à l'élection présidentielle fonctionnaire milliardaire. Un fonctionnaire milliardaire et des des détourneurs de deniers publics ne peuvent créer de la croissance ni développer un pays sinon recycler les fruits de leurs vols et détournements dans des activités de rente comme l'immobilier. Ce type qui aime citer des philosophes ou penseurs grecs est dépassé. Les envolées littéraires et poétiques n'ont jamais développé un pays sinon le Sénégal serait comme la Malaisie ou Singapoure. C'est triste de l'entendre dire que le CFA est une bonne monnaie. Ce n'est pas étonnant, c'est un poète qui n'y comprend rien du lien inextricable entre politique économique et monétaire. Il dit qu'il est panafricaniste alors qu'il n'est qu'un Oncle Tom. Quelle tristesse.
    Top Banner
    Auteur

    O Soumadi Kertieen

    En Mai, 2024 (13:04 PM)
    Yoro Dia est un "arnaqueur intellectuel" du même accabit qu'Idrissa Seck. Ce dernier martèle partout qu'il est "graduate" de Princeton alors qu'il n'y a été que dans le cadre du International Visitors (IV) Program de l'ambassade des USA; des dizaines de senegalais ont bénéficié de ce programme sans faire autant de bruit; par exemple, l'ancien gouverneur Saliou Sambou a fait Harvard/MIT dans le cadre de ce programme et vous ne l'entendez jamais dire qu'il est diplômé de ces institutions; il y a également des magistrats et des avocats, etc. Itou pour Yoro Dia: l:ENA de France a des auditeurs externes dont plusieurs venant d'Afrique. Ce programme est différent ce celui suivi par les énarques français, mais Yoro Dia subsume tjrs dans son CV être l'alter ego des François Hollande, Ségolène Royal , etc. Mais il suffit de lire ses analyses pour se rendre compte que ce n'est pas du tout la même chose.
    {comment_ads}
    Auteur

    Laze

    En Mai, 2024 (13:08 PM)
    Ces genres de personnes il ne faut meme pas les ecouter , ils sont d'une malhonnetete intellectuelle gravissimme , tartuffe qui ont ete toujours la pour leurs interet ce Yoro dia est un tartuffe double d'un truand 
    {comment_ads}
    Auteur

    Ddr

    En Mai, 2024 (13:32 PM)
    J'aime ce type de personnes, cultivées, pertinentes et qui touche là où ça fait mal avec des arguments béton! Big Up, YD!!!! Les i.diots de l'autre côté vont l'insulter et le traiter de tous les oms d'oiseau mais les gens réfléchis comprendront bien ce qu'il dit. Il fait des constats et donne son avis. Tout ce qu'il dit, soit OS l'a dit ou l'a fait. Malheureusement, qaund das un apmphithéatreà l'UCAD, des étudiants applaudisent JLM qui revendique d'avoir été à l'origine de la loi légalisant le mariage pour tous en France, cela démontre le degrés d'idiotie et d'ignorance de ces gens. Soit ils n'ont pas écouté JLM, soit ils n'ont pas compris ou ils ne savent ce qu'est le mariage pour tous et dans les deux cas c'est gravissime.
    {comment_ads}

Participer à la Discussion

  • Nous vous prions d'etre courtois.
  • N'envoyez pas de message ayant un ton agressif ou insultant.
  • N'envoyez pas de message inutile.
  • Pas de messages répétitifs, ou de hors sujéts.
  • Attaques personnelles. Vous pouvez critiquer une idée, mais pas d'attaques personnelles SVP. Ceci inclut tout message à contenu diffamatoire, vulgaire, violent, ne respectant pas la vie privée, sexuel ou en violation avec la loi. Ces messages seront supprimés. --
  • Pas de publicité. Ce forum n'est pas un espace publicitaire gratuit.
  • Pas de majuscules. Tout message inscrit entièrement en majuscule sera supprimé.
Auteur: Commentaire : Poster mon commentaire

Repondre á un commentaire...

Auteur Commentaire : Poster ma reponse

ON EN PARLE

Banner 01

Seneweb Radio

  • RFM Radio
    Ecoutez le meilleur de la radio
  • SUD FM
    Ecoutez le meilleur de la radio
  • Zik-FM
    Ecoutez le meilleur de la radio

Newsletter Subscribe

Get the Latest Posts & Articles in Your Email