Lundi 17 Février, 2020 á Dakar
Vendredi 01 Juin, 2018 +33
Justice

Evacuation sanitaire de Bibo Bourgi : Les avocats cherchent visa chez Macky

Single Post
Evacuation sanitaire de Bibo Bourgi : Les avocats cherchent visa chez Macky

Ecœurés par l’ordonnance de la Crei de ne pas autoriser l’évacuation de leur client en France pour des raisons sanitaires, les avocats de Ibrahim Abou Khalil Bourgi dit Bibo ont  fustigé la décision «inhumaine» de la Juridiction spéciale. Démunis de tout recours, les conseils du complice présumé de Karim Wade sollicitent une «intervention humanitaire» du Président Macky Sall.

«J’ai demandé une intervention humanitaire de la part du président de la République Macky Sall. Il n’est pas question qu’il se mêle d’un procès car il y a le principe de la séparation des pouvoirs. C’est pourquoi j’en appelle à lui (Macky Sall) pour une aide humanitaire afin de débloquer cette situation invraisemblable.» C’est l’appel que Corinne Dreyfus-Schmidt, membre du collectif des avocats de Ibrahim Abou Khalil Bourgi dit Bibo, complice présumé de Karim Wade, a fait à l’endroit du chef de l’Etat. Ce, après que la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) a décidé que leur client reste à Dakar et assiste aux audiences.

Face à la presse samedi, la défense de M. Bourgi s’est d’ailleurs offusquée de la décision qu’elle juge «inhumaine, inacceptable et scandaleuse» de la cour, qui refuse l’évacuation en France de celui qui est apparu le premier jour du procès sur chaise roulante et sous perfusion. Ce refus, souligne-t-on, «s’inscrit dans la logique de tous les organes de la Crei (Parquet et Commission d’instruction) qui, bien qu’informés depuis près de deux ans, et régulièrement relancés à ce sujet, ont systématiquement rejeté toutes les requêtes de M. Bibo Bourgi dont l’état de santé ne cesse de se dégrader». Mes Baboucar Cissé, Papa Leïty Ndiaye, Moïse Mamadou Ndior et Corinne Dreyfus-Schmidt estiment que la cour invoque la «jurisprudence Hosni Moubarack» qui avait comparu devant une cour sur une civière, pour justifier sa décision. Souffrant d’infection nosocomiale, M. Bourgi s’était vu décerné un mandat d’amener le 31 juillet dernier, à l’ouverture du procès de Karim Wade. Me Dreyfus-Schmidt de regretter : «La cour prend la décision inhumaine de faire comparaître devant elle, un homme qu’elle sait gravement malade et dans l’attente de soins urgents et vitaux, ce que confirment quatre rapports d’expertise commandités par les juges eux-mêmes.» A l’en croire, Bibo Bougi est placé devant un dilemme : entre le rendez-vous judicaire qui lui impose sa comparution et le rendez-vous de la vie qui lui impose de se soigner. A ces deux rendez-vous, l’avocate française tranche pour le second : «Sauf si le choix était fait d’engager son pronostic vital.»

Forts de ces arguments, les avocats de la défense plaident pour que le procès soit différé afin de permettre à leur client d’aller se soigner dans l’Hexagone. Ils interpellent les organismes des droits de l’Homme et l’Ordre des médecins du Sénégal dont les rapports médicaux ont été remis en cause par la Crei.


liiiiiiiaffaire_de_malade

10 Commentaires

  1. Auteur

    Sar

    En Août, 2014 (18:36 PM)
    Vous accusez l'Etat de s'ingérer dans les affaires de la justice et vous demandez à l'Etat d'intervenir dans les affaires de la justice!!!! Quel paradoxe!!!! Allez au procès et foutez nous la paix!!
  2. Auteur

    Oil

    En Août, 2014 (18:45 PM)
    Quand vous êtes en position de faiblesse vous chercher à retarder le procès pour mieux vous réorganiser alors que au moment ou tout vous était favorable vous étiez sans pitié avec l,État et son président. Cessez votre plaidoirie de spectacle et dites à votre client qu,il est temps de mettre la main à la poche pour combler le déficit du trésor public. Salam
    Auteur

    Ndiaganiao

    En Août, 2014 (19:06 PM)
    Le piège se referme inexorablement sur le Président Macky Sall. La permanence de la crispation politique et l’enchainement des évènements judiciaires (mise en demeure, interpellation, inculpation et emprisonnement) fixent insidieusement, l’image d’un Président des grands procès, en lieu et place, d’un Président des grands projets. Spectaculaire et surmédiatisé en démocratie, le déroulement des procès d’opposants éclipse le lancement des chantiers. Pire, la furia (l’impétuosité) judicaire aura incessamment la vilaine conséquence d’effacer la gouvernance vertueuse – proclamée et entamée en début de mandat – au profit de la gouvernance orageuse. A mi- parcours de la feuille de route présidentielle, un tel tournant est aux antipodes de l’ingéniosité. Et, évidemment, en rapport avec l’indigence politique.
    Auteur

    Mboure

    En Août, 2014 (19:08 PM)
    Macky Sall peut-il redescendre sur le parvis de l’apaisement ? Le doute est permis ; l‘inquiétude est autorisée. Aisément servi par l’inoxydable article 80 et vivement conseillé par des faucons naturellement fougueux, le Président de la république semble déterminé à calmer et / ou à casser, par l’outil sécuritaire et l’appareil judiciaire, tout adversaire politique qui passe à l’offensive, au point d’offenser délibérément ou par mégarde, l’institution présidentielle. Bien sûr, il assume indiscutablement ses responsabilités de gardien de la Constitution et de clef de voûte de toutes les institutions, y compris la première d’entre-elles qu’il incarne et protège obligatoirement.



    Liberez les otages politique
    Auteur

    Ndiadiaye

    En Août, 2014 (19:11 PM)
    Dommage que le chef de l’Etat extériorise une colère palpable qui stimule ses adversaires à prompts à titiller ses nerfs dans le seul but de le pousser à la faute irréparable ! D’ores et déjà, on baigne dans le printemps des aberrations…démocratiques que les interdictions intempestives de manifestations et la cure de jouvence du vieil article 80 ont hâté. A la pointe de l’actualité, cet article 80 est paradoxalement la disposition la plus honnie par le personnel politique, la plus dangereuse pour la démocratie – à maints égards – et la plus sauvegardée par tous les régimes qui se sont succédé. Pourquoi une telle longévité ? Parce l’article 80 incorpore le bonapartisme dans notre système républicain
    Auteur

    Fisel Mbadane

    En Août, 2014 (19:14 PM)
    le ministre Mbagnick Ndiaye aurait dû être foudroyé par la justice. Samuel Sarr est dans son rôle d’opposant, même s’il a dérapé voire agacé en signant des commentaires non tendres pour le Président Sall et pour l’avocat Me Bourdon. En revanche, lorsque le ministre de la Culture informe les citoyens-électeurs que c’est Madame Marième Sall (derrière ses fourneaux) qui forme en partie le gouvernement, en lieu et place du Président de la république assis dans son bureau, convenez avec moi que le vase de la vexation et de l’offense au chef de l’Etat déborde comme le fleuve Sénégal en cru. N’empêche, Mbagnick Ndiaye n’est ni débarqué du gouvernement ni embarqué vers une juridiction appropriée. Tandis que Samuel Sarr – coupable de diffamation ou d’offense ? – est locataire d’une cellule à Rebeuss.
    Auteur

    Nguélor

    En Août, 2014 (19:20 PM)
    Les opposants de tout bord peuvent, par cynisme, accabler et bousculer Macky Sall jusqu’au seuil de la bêtise politique. Il suffit, pour y arriver, d’organiser un festival d’offenses au chef de l’Etat. Lundi, Idrissa Seck dérape de façon offensante puis subit les rigueurs carcérales que lui inflige l’article 80 ; mardi, Talla Sylla lui emboite le pas ; mercredi, l’intraitable Omar Faye de Leeral Askanwi talonne les deux, en publiant un pamphlet truffé d’offenses. Et le tour sera parfaitement joué contre le Président de la république qui aura des prisons remplies d’opposants à quelques encablures du sommet de la Francophonie de 2015. Les délégués en provenance de la planète francophone (Laos, Liban, Mali, Maroc, Cambodge et Canada) et les envoyés spéciaux des médias internationaux auront l’attention forcément captée par la décapitation d’une opposition et les emprisonnements massifs de marcheurs révoltés contre les oukases préfectoraux. Mauvaise publicité pour un sommet bien amorcé par les réalisations de grande envergure.Les opposants de tout bord peuvent, par cynisme, accabler et bousculer Macky Sall jusqu’au seuil de la bêtise politique. Il suffit, pour y arriver, d’organiser un festival d’offenses au chef de l’Etat. Lundi, Idrissa Seck dérape de façon offensante puis subit les rigueurs carcérales que lui inflige l’article 80 ; mardi, Talla Sylla lui emboite le pas ; mercredi, l’intraitable Omar Faye de Leeral Askanwi talonne les deux, en publiant un pamphlet truffé d’offenses. Et le tour sera parfaitement joué contre le Président de la république qui aura des prisons remplies d’opposants à quelques encablures du sommet de la Francophonie de 2015. Les délégués en provenance de la planète francophone (Laos, Liban, Mali, Maroc, Cambodge et Canada) et les envoyés spéciaux des médias internationaux auront l’attention forcément captée par la décapitation d’une opposition et les emprisonnements massifs de marcheurs révoltés contre les oukases préfectoraux. Mauvaise publicité pour un sommet bien amorcé par les réalisations de grande envergure.

    liberez les otages politique
    • Auteur

      @nguélor Et Autres Pseudos

      En Août, 2014 (07:48 AM)
      arrête tes bavardages, même bien payé par tes sponsors tu ne convainc personne. laisse la justice faire son travail. toujours à critiquer quand le chef de l'etat prend la parole, maintenant retournement d'opinions !
    • Auteur

      Foutaison

      En Août, 2014 (09:24 AM)
      tu te trompes mon gars; tu penses vraiment que les hôtes sont aussi naîfs. pourquoi au sommet afrique-usa il n'a point été fait cas du manque de démocratie au sénégal et de l'emprisonnement d'opposants politiques,karim en l'occurrence? le jeu du pds et de ses souteneurs estvain.
    Auteur

    Z

    En Août, 2014 (20:43 PM)
    L’arrêt

    de la commission d’instruction de la CREI publié le 18 avril 2014 chiffrait les

    biens illicites de Karim Wade à 117 037 993 175 CFA réparti comme suit



    • AHS : 18 938 653 000 CFA (Sénégal, Guinée Equatoriale, Benin, RCA, Ghana, et

    Jordanie



    • HARSTAND : 17 872 864 759 CFA







    • BPF : 9 954 683 028 CFA



    • DAHLA : 1 005 720 000 CFA







    • 02 Maisons au Point E : 524 325 000 CFA







    • 01 Immeuble à la rue 10 : 291 250 000 CFA



    • 01 Appartement à Paris dans le 16ème (Rue Faisanderie) 245 871 375 CFA



    • ISTAR : 1 475 000 000 CFA







    • Une assurance vie : 421 461 500 CFA







    • AN MEDIA : en cours d’évaluation







    • Parc Automobile : 550 000 000 CFA







    • Compte bancaire CBAO et SGBS : 910 238 000 CFA







    • Compte Karim Wade à la Julius Baer : 2 218 095 898 CFA



    • Compte bancaire Julius Baer : 10 981 436 671 CFA



    • SGB Paris Madeleine : 48 169 323 CFA



    • Compte Singapour : 48 880 602 000 CFA



    Si vous regardez bien la liste, les biens de

    Karim répertoriés en France sont :



    • 01

    Appartement à Paris dans le 16ème (Rue Faisanderie) 245 871 375 CFA



    • Une

    assurance vie : 421 461 500 CFA



    • SGB

    Paris Madeleine : 48 169 323 CFA
    Auteur

    Tabrou

    En Août, 2014 (06:28 AM)
    Ha!, ces avocats, aucun respect pour nos institutions. Comme cela les arrange.

    Pourquoi mêler le Président dans vos magouilles et vous savez pertinemment que votre ne reviendra jamais s'il obtient son visa de sortie. Le Sénégal s'est fait avoir une fois( par son frère: même cas) mais pas 2 fois.

    Ils nous prenne vraiment pour des jambons, ces avocats.

     :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla:  :tala-sylla: 
    Auteur

    Beleul

    En Août, 2014 (08:26 AM)
    Différer le procès de Karim et complices pour permettre à Bourgi d'aller se soigner en France équivaudrait à renoncer au jugement de ces présumés grands délinquants financiers.Les avocats de la défense n'ont aucun moyen ou espoir de tirer leurs clients des griffes de la justice si le procès se déroule normalement d'où le dilatoire dont ils font preuve depuis le début avec leurs interminables et ridicules exceptions de nullités pour ne pas aller au fond du dossier qu'ils disaient vide.Si le juge se laisse berner en permettant le transfert de Monsieur Bourgi en France ,il aura commis l'erreur de sa vie.Par ailleurs où est l'autre frère Bourgi?

Participer à la Discussion

Auteur Commentaire : Poster mon commentaire

Repondre á un commentaire

Auteur Commentaire : Poster ma reponse

ON EN PARLE

Banner 01

Seneweb Radio

  • RFM Radio
    Ecoutez le meilleur de la radio
  • SUD FM
    Ecoutez le meilleur de la radio
  • Zik-FM
    Ecoutez le meilleur de la radio

LES PLUS LUS

Newsletter Subscribe

Get the Latest Posts & Articles in Your Email