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Le gouvernement entend tenir bon malgré la mobilisation

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Mobilisation sociale en France

Le gouvernement a affiché vendredi sa détermination à tenir le cap des réformes au lendemain de la mobilisation des cheminots et des fonctionnaires, malgré la proposition de la CGT d’une nouvelle journée de grèves et de manifestations le 19 avril. Les syndicats ont lancé jeudi un premier défi de grande ampleur à Emmanuel Macron avec des défilés de fonctionnaires dans toute la France et de cheminots à Paris.

La CGT et Force ouvrière (FO) ont annoncé une participation de 500.000 personnes, alors que le ministère de l’Intérieur et la préfecture de Paris ont calculé un total de 323.000 manifestants. La ministre des Transports, Elisabeth Borne, a déclaré vendredi que le gouvernement ne fléchirait pas sur la réforme du rail, notamment la fin du recrutement au statut de cheminot.

“L’ouverture à la concurrence va venir et il faut que la SNCF s’y prépare”, a-t-elle dit sur LCI, ajoutant que certains syndicats voulait faire “un amalgame entre tous les sujets”. Le ministre de l’Action et des Comptes publics s’est quant à lui dit prêt à écouter ceux qui contestent la réforme de la fonction publique, qui passera notamment par un plan de départs volontaires, mais aussi ceux qui n’ont pas fait grève.

“Le gouvernement écoutera toujours ceux qui manifestent, ceux qui contestent”, a dit Gérald Darmanin sur Europe 1 en parlant d’un “léger fléchissement” par rapport à la dernière grève d’octobre 2017. “On écoutera aussi ceux qui n’ont pas manifesté et ceux qui n’ont pas fait grève.” Pour le gouvernement, il n’y a pas pour l’instant de “convergence de luttes”, le but poursuivi par la CGT pour faire plier le gouvernement en agrégeant les mécontentements.

Le numéro un de la CGT, Philippe Martinez a ainsi proposé jeudi une nouvelle journée nationale de mobilisation interprofessionnelle le 19 avril prochain, ce qui coïncide avec une journée de grève des syndicats de la SNCF. “Nous avons besoin d’élargir la lutte. Le mouvement est divers et nous avons besoin de dire au gouvernement ‘soit vous écoutez, soit on poursuit la lutte’”, a-t-il dit sur Sud Radio.

BISBILLES SYNDICALES

Pourtant, l’union syndicale n’est pas acquise. Interrogé sur franceinfo sur cette proposition de nouvelle mobilisation, le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, a répondu qu’il l’apprenait à l’antenne. “Pour décider d’une journée, il faut qu’on en discute avant. Ce n’est pas une organisation qui décide pour tout le monde.”, a-t-il souligné. La veille, le secrétaire général de la CFDT avait dit que l’opposition systématique était stérile. “La convergence des luttes, ce n’est pas la tasse de thé de la CFDT, pour une raison simple, c’est que la convergence des luttes, elle ne permet jamais d’avoir des résultats concrets”, a déclaré Laurent Berger jeudi sur RTL.

Sur le plan politique, la manifestation a été l’occasion pour les partis de gauche de montrer leur soutien aux Français hostiles aux réformes. Malgré leurs divisions passées, la plupart des organisations de gauche, hors PS, avaient signé lundi un appel à soutenir la manifestation. Jeudi à Paris, des acclamations ont accueilli Jean-Luc Mélenchon, qui a beaucoup parlé aux caméras, devant lesquelles il a même fait exploser à coup de masse une bombe de chantier.

Des huées ont en revanche accompagné l’arrivée du futur premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, qui a dit comprendre l’hostilité de Français déçus par la politique menée lors du quinquennat de François Hollande. Dans la bouche du gouvernement, on ciblait vendredi le cavalier seul du leader de La France insoumise, qui se présente régulièrement comme l’opposant numéro un au pouvoir, même s’il a reconnu avoir échoué à mobiliser la rue contre la réforme du Code du travail à l’automne dernier. Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a dénoncé vendredi “la récupération politique insensée” de Jean-Luc Mélenchon, accusé de “profiter de ces manifestations pour se refaire une santé politique”. Pour Gérald Darmanin, “Mélenchon fait un peu le coucou et essaie d’incarner quelque chose qu’il n’a manifestement pas suscité”.

Arthur Connan, avec Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse.


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