Vendredi 24 Mars, 2023 á Dakar
Vendredi 01 Juin, 2018 +33
International

Donald Trump comptait sur 2022 avant la présidentielle 2024, ça commence mal

Single Post
Donald Trump comptait sur 2022 avant la présidentielle 2024, ça commence mal
Il espérait utiliser cette année comme un savoureux avant-goût de 2024, mais cela commence mal. Après une année 2021 marquée par sa sortie -quasiment pieds et poings liés- de la Maison Blanche après la victoire de Joe Biden à la présidentielle, Donald Trump visait 2022 pour lancer son retour sur la scène politique.

Les élections de mi-mandat, qui se tiendront au mois de novembre et permettront aux Américains de voter pour conserver ou renouveler les 435 élus de la Chambre des représentants et un tiers de ses 100 sénateurs, sont en effet un test -et potentiel tremplin- majeur pour l’ancien président.

D’autant plus que tout n’est pas rose chez les démocrates: Biden s’embourbe notamment dans les sondages malgré plusieurs avancées et indicateurs économiques au vert, et son parti s’inquiète donc de perdre ses faibles majorités aux chambres basse et haute du Congrès lors du vote de novembre. Et de voir alors Biden paralysé pour le reste de son mandat... et perdre la présidentielle de 2024.

Si, jusqu’à récemment, les républicains restaient unis derrière Donald Trump et offraient donc de belles perspectives pour les élections à venir, ce bloc conservateur commence cependant à se fissurer. Et l’ex-star de la téléréalité accumule en plus de cela les revers personnels. De quoi faire dérailler sa rampe de possible lancement dans l’espoir de reposer ses cartons dans le Bureau ovale?

L’assaut du Capitole

Dossier qui le suit depuis avant même son départ de la Maison Blanche, et qui lui a valu un deuxième procès en destitution pour “incitation à l’insurrection”, l’attaque du Capitole du 6 janvier 2021 semble un peu plus enfoncer Trump au fur et à mesure que le temps passe.

L’enquête parlementaire sur le sujet dévoile de jour en jour des éléments accablants et dessine doucement, mais sûrement, le tableau d’un président prêt à tout pour s’accrocher au pouvoir: projet de décret qui ordonnait aux militaires de saisir des machines électorales, documents délibérément déchirés...

En meeting au Texas fin janvier, le deuxième en 15 jours, Trump n’a pas aidé son cas en provoquant un malaise jusque dans son parti. “Si je me présente (en 2024, NDLR), et gagne, nous traiterons équitablement ceux du 6 janvier”, a-t-il lancé au sujet de ses partisans qui ont envahi le siège du Congrès américain. Allant même jusqu’à assurer qu’il réfléchirait à leur attribuer des grâces présidentielles pour leur éviter la prison ou des condamnations.

De quoi froisser même ses plus proches alliés, comme l’ultra-conservateur Lindsey Graham. Le sénateur s’est en effet empressé de qualifier d’“inappropriées” ces promesses de supposées grâces. Mitch McConnell, le chef des républicains au Sénat, s’y est aussi opposé rapidement. “C’était une violente insurrection dont le but était d’empêcher le transfert du pouvoir entre une administration et une autre après une élection légitime”, a-t-il déclaré (vidéo ci-dessous).

“Mitch McConnell ne parle pas au nom du parti et ne représente pas les opinions de la majorité de ses électeurs. Il n’a rien fait pour se battre pour ses électeurs et empêcher la plus grande fraude électorale de l’histoire américaine”, a répondu sur-le-champ Trump. Un échange entre un ancien président et chef de parti au Sénat dont la virulence n’a jamais été vue auparavant, note notamment la radio publique NPR.

Division chez les républicains

D’autres déclarations continuent par ailleurs de révéler au grand jour les tensions chez les conservateurs. Quelques jours après ce meeting, le tour est notamment venu pour l’ancien vice-président américain de se rebiffer contre Trump. Lors d’un discours en Floride, Mike Pence a rejeté les allégations de l’ancien président républicain, qui soutenait qu’en tant que vice-président il aurait pu empêcher la certification de la victoire de Joe Biden par les élus le 6 janvier 2021.

“Le président Trump a dit que j’avais le droit d’inverser l’élection, mais le président Trump a tort”, a-t-il dit, dans des propos d’une rare fermeté. “Et, honnêtement, il n’y a pas d’idée moins américaine que la notion qu’une seule personne puisse choisir le président”, a-t-il accusé.

On ne peut plus fidèle à Donald Trump quand il était au pouvoir, Mike Pence avait déjà contredit son président, mais jamais de façon aussi directe. Et le fait qu’il n’a pas écarté de se lancer lui-même dans la course à la Maison Blanche, même face à son ancien patron, en dit long.

Plusieurs élus républicains se rangent d’ailleurs ces mêmes critiques et travaillant depuis des semaines main dans la main avec les démocrates sur un projet de loi pour éviter que toute élection ne puisse être inversée ou qu’un tel bazar électoral ne se reproduise. 

Les fantômes de la présidence

Tout cela sans compter les autres affaires liées à la présidence Trump. Comme la très douteuse gestion des documents officiels par l’ancien chef d’État qui est au cœur de multiples enquêtes depuis plusieurs semaines. L’ancien président a été accusé à maintes reprises d’avoir délibérément négligé certains de ses papiers avant leur transmission, pourtant obligatoire depuis une loi de 1978, aux Archives nationales américaines.

Cette agence fédérale a même dû aller récupérer en Floride quinze cartons de documents que Donald Trump avait emportés avec lui lors de son départ de Washington en janvier 2021. Dans ces boîtes, des lettres de Barack Obama et du leader nord-coréen Kim Jong Un, une carte des États-Unis qui avait fait l’objet d’échanges houleux avec le service météo américain, mais aussi, selon le Washington Post, plusieurs documents marqués “secret-défense”.

Les Archives nationales ont aussi révélé que l’ancien dirigeant avait pour habitude de déchirer certains de ses documents de travail, une autre pratique contraire à la loi de 1978. Des feuilles de papier transmises aux Archives avaient été “recollées avec du scotch” par “des responsables de la gestion des documents de la Maison Blanche”, d’autres laissées en l’état, avaient-elles précisé. E-mails, lettres et autres documents de travail, tout doit être transmis à cette agence chargée de les conserver.

Cerise sur le gâteau, une journaliste du New York Times assure dans un livre à paraître que le personnel de la Maison Blanche découvrait régulièrement des liasses de papiers bouchant les toilettes, et soupçonnait le président de vouloir se débarrasser de documents (extrait ci-dessus). 

Ennuis judiciaires et technologiques

Pour Donald Trump, cela ne fait aucun doute, ces diverses affaires ne sont que “chasses aux sorcières”, l’une de ses expressions favorites face à la foule d’accusations qui lui tombent sur le dos. Leur but? Détourner l’attention “de la terrible situation dans laquelle l’administration Biden a plongé notre pays”, assure-t-il. Mais il n’y a pas que les commissions d’enquête parlementaires et les institutions du pays qui font du début 2022 une expérience bien moins plaisante qu’escomptée. Début février, son cabinet d’experts-comptables de longue date l’a lâché, affirmant que des déclarations financières qu’il a fournies sur environ dix ans n’étaient pas fiables.

Le groupe ne veut ainsi plus avoir à faire avec la Trump Organization qui est l’objet de plusieurs enquêtes: une possible fraude fiscale au niveau de l’État de New York, et une autre, criminelle, menée par le procureur de Manhattan. Des ennuis judiciaires très publics, Trump et deux de ses enfants se voyant ordonner le 17 février d’y apparaître en tant que témoins, et qui compliquent une éventuelle deuxième course à la Maison Blanche autour de laquelle l’intéressé laisse planer autant le doute que possible.

Et même ses projets lancés pendant sa retraite politique ne sont pas au top. Il va encore falloir attendre plusieurs semaines pour que son propre réseau social soit pleinement opérationnel. Celui qui est toujours banni de Twitter et Facebook voulait lancer sa plateforme “TRUTH Social” courant janvier (une première échéance évoquée de novembre 2021 ayant été impossible à tenir). Quelques utilisateurs peuvent bien télécharger l’application ce lundi 21 février depuis quelques heures, mais ce n’est pas avant fin mars que tous les Américains qui le souhaitent devraient pouvoir l’utiliser.

Si “TRUTH Social” a promis de bannir toute censure pour laisser place à la “vérité”, l’appli doit en effet tout faire pour trouver le moyen de modérer suffisamment correctement ses contenus afin de respecter les règles d’Apple, de Google ou encore d’Amazon et ne pas être interdite de téléchargement à la plupart des utilisateurs de smartphones. Comme cela a été le cas pour le site “Parler” où de nombreux fans de Trump y discutaient théories du complot, suprématie blanche et autres sujets extrémistes.

Avant que Donald Trump ne soulève à lui seul une vague conservatrice perturbant les élections de mi-mandat et le lance dans la course à la présidentielle 2024, il reste donc encore un peu de travail.


1 Commentaires

  1. Auteur

    il y a 3 semaines (12:42 PM)
    B­o­­­n­­j­­o­­­u­­r, j­­­e m'a­­p­­p­­e­­lle Alisia, j'ai 21 a­­ns) Dé­­­bu­­­t du mo­dè­­le S­­E­X­­­E 18+) J'a­­­ime êt­­­re pho­­­to­grap­­­hi­­­ée n­u­­­e) V­e­­u­­i­­­l­­­lez no­ter me­­s phot­os à l'adr­­esse su­­i­va­­nte >> W­­W­W­­­.­X­­2­1.­­­F­­­U­N id03745937
    Top Banner

Participer à la Discussion

  • Nous vous prions d'etre courtois.
  • N'envoyez pas de message ayant un ton agressif ou insultant.
  • N'envoyez pas de message inutile.
  • Pas de messages répétitifs, ou de hors sujéts.
  • Attaques personnelles. Vous pouvez critiquer une idée, mais pas d'attaques personnelles SVP. Ceci inclut tout message à contenu diffamatoire, vulgaire, violent, ne respectant pas la vie privée, sexuel ou en violation avec la loi. Ces messages seront supprimés.
  • Pas de publicité. Ce forum n'est pas un espace publicitaire gratuit.
  • Pas de majuscules. Tout message inscrit entièrement en majuscule sera supprimé.
Auteur: Commentaire : Poster mon commentaire

Repondre á un commentaire

Auteur Commentaire : Poster ma reponse

ON EN PARLE

Banner 01

Seneweb Radio

  • RFM Radio
    Ecoutez le meilleur de la radio
  • SUD FM
    Ecoutez le meilleur de la radio
  • Zik-FM
    Ecoutez le meilleur de la radio

Newsletter Subscribe

Get the Latest Posts & Articles in Your Email